🤷‍♂️ Comment valoriser un site … qui ne fait pas de revenus ?

Tu es en quête d’un site à racheter. Tu tombes sur une petite pépite. Problème, le site ne génère pas ou peu de revenus. La méthode calcul « classique » est donc impossible à appliquer… Que faire ?

Prenons un cas concret …. (en ce moment dispo à la vente sur DotMarket d’ailleurs).

  • 20+ années d’ancienneté.
  • 300 000 visites par mois (fut un temps monté à 4M !)
  • 24 000 articles rédigés par des pro de la santé en ligne…
  • Un forum avec des dizaines de milliers de membres
  • 350 000 abonnés à la newsletter
  • Une page Facebook avec des centaines de milliers de fans
  • Une chaîne Youtube avec quelques dizaines de milliers de vues
  • Des liens à revendre (évidemment de qualité).

Jusque là tout va bien. Pleins d’atouts qui pèse au moment de compléter le formulaire d’estimation

Sauf que ce site a un “léger problème” : il n’est pas monétisé (ou presque).

Alors comment donner une valeur à un site qui ne génère PAS de revenus, et encore moins de profit net comme base de calcul ?

La valorisation “classique” du prix d’un site

Le modèle de calcul classique d’un site internet (ou tout autre actif digital) est relativement simple (à ne pas confondre avec le modèle de valo d’une société qui serait évidemment plus “complexe) :

Profit Net Mensuel x 18 – 30

La fourchette de 18 à 30x le profit pouvant varier selon une longue liste de critères tels que :

  • L’ancienneté
  • La part de SEO
  • Le profil de liens
  • Les contenus en ligne
  • La diversité des sources de trafic
  • La diversité des sources de revenus
  • La thématique
  • La tendance du site
  • Etc….

Mais quand l’élément clé du calcul, le profit net, est absent…. Sur quoi se baser ?

C’est l’objet de ce petit challenge et une réflexion souvent présente dans l’esprit de vendeur dont le site peut générer un volume de visites assez intéressant pour en faire un vrai “asset” pour un repreneur, mais qui ne dégage pas les revenus nécessaires pour le valoriser “aisément”.

Valorisation d’un site sans revenus : pistes de réflexion

Puisque les bases ne sont pas là, il est nécessaire d’aller creuser tous les aspects pouvant tirer vers le haut, ou non, le prix d’un actif de ce site.

Ancienneté & rareté

Plus un site a d’ancienneté, plus il est “rare” de le retrouver à la vente sur le marché “public”. La rareté entraînant toujours une hausse des prix, cela peut jouer en faveur du vendeur ou de la vendeuse.

La marque

Certaines marques ont une valeur intrinsèque qui peut aller au delà de ce que le site représente à l’heure actuelle.

Thématique

Lié à la rareté et l’ancienneté, certaines thématiques sont particulièrement épiées quand il s’agit d’identifier des sites avec une vraie belle ancienneté (toujours en forme, ou à relancer).

Les performances passées

Elles ne sont plus présentes, mais elles peuvent influencer la perception de valeur du site… Un site qui a un jour connu une vraie gloire gardera de son “aura” auprès d’acheteurs sensibles à la thématique et qui percevront des éléments de valeur que d’autres investisseurs ignoreront.

Le potentiel de relance

On achète le potentiel, on paie pour l’existant ! Oui… sauf dans le cas d’un site où l’existant représente tout le potentiel 🙂 ! Le potentiel de relance d’un site ayant connu la gloire est donc un élément clé de calcul…

Le contenu et les liens disponibles

Un élément de calcul parfois employé est le coût de remplacement de l’existant. J’en parle ici dans un article dédié à ce type d’approche pour les newsletters. Je groupe donc ici contenu et liens. Combien coûterait la production du contenu racheté et l’obtention des liens du site ?

L’audience disponible

Même approche, mais je la sépare car elle concerne l’audience globale. SEO + “possédée” via les réseaux sociaux, les inscriptions au site, la base de donnée de mails, etc… Combien coûterait le remplacement de cette audience globale à un repreneur ?

Le volume et la valeur du trafic

Certains acheteurs aiment se fier à la valeur estimée du trafic sur un outil comme SemRush ou aHrefs. Pour l’avoir testé sur des sites “avec revenus”, il est rare de tomber sur une valorisation “similaire”, mais quand on a rien… il faut bien se base sur quelque chose, pas vrai ?

Si la valeur estimée n’est pas pertinent, le volume seul des visites peut être un élément de calcul pour effectuer des projections de monétisation pour quelqu’un déjà dans la thématique. Cela nécessite d’étudier les mots clés générant ce trafic et la répartition du trafic par page, mais c’est une option parfois plus fiable que la valeur “basique” !

Le risque

Il n’y a pas que des choses qui tirent le prix vers le haut ! Il y a aussi des risques à prendre en compte qui peuvent évidemment faire baisser la valeur perçue ! Ici Google Médic par exemple.

La technologie

Yep… Un site développé sur une techno exotique peut directement perdre de sa valeur perçue auprès de certains acheteurs pas à l’aise avec l’idée de reprendre un framework pas assez “simple” à gérer….

Le vendeur ou la vendeuse…

Dans ce type de cas, le prix psychologique attendu par la personne mettant en vente le site peut considérablement jouer sur la valorisation finale… Evidemment, le rôle d’un courtier et le tien en tant qu’acheteur ou acheteuse est de “raisonner” la personne pour qu’elle identifie au mieux le gap possible entre prix psychologique et prix “marché”….

Toi

Oui Toi. Quel prix es-tu prêt.e à mettre pour le site en question ? Car au delà du prix psycho de la personne vendant, celui que tu as sur ce type de site vis à vis de tous les éléments évoqués peut avoir un impact majeur !

Selon ton analyse, ton ressenti, le potentiel que tu perçois, l’importance de “posséder” le domaine en question, le gain (temps, énergie, financier) que tu identifies si tu es déjà dans la thématique ou y démarres, sont autant de critères quo peuvent amener un investisseur à “bider” plus ou moins fort sur un site non monétisé.

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Sais-tu combien pourrait valoir ton site à la vente ?