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Comment reconnaître un bon courtier pour vendre mon site internet en toute confiance ?

Choisir de passer par un courtier pour vendre « mieux » votre site internet peut-être un choix stratégique très pertinent. Mais encore faut-il travailler avec le bon intermédiaire !

Un bon broker / courtier dispose forcément d’une expertise dans son domaine, d’un réseau d’acheteurs qualifiés et sérieux, et de process de travail bien établis pour rendre la vente de votre site simple et sécurisée.

Mais ces éléments là sont tellement logiques qu’on peut avoir tendance à les prendre pour acquis, et partir du principe que tout courtier en sites internet disposant d’un joli site internet et de quelques témoignages positifs remplira ces missions avec succès…

Erreur !

Le meilleur moyen de reconnaître un bon courtier n’est pas de vous baser sur ce qui est VISIBLE, mais d’aller creuser l’INVISIBLE en observant et en osant questionner son approche tout au long du processus d’accompagnement de la vente de votre site.

Le rôle clé d’un courtier

Un bon courtier est avant tout un acteur qui prépare ses clients au processus de vente avec de l’information et de l’éducation en AMONT !

S’engager dans un processus de vente peut être long et stressant (plus ou moins selon la taille du site et de la transaction bien sûr). Et le rôle du courtier est d’être à vos côtés de bout en bout, en ayant réussi dès le début à vous informer des étapes par lesquelles vous passerez forcément au cours du processus de vente.

Et qui dit informer, qui dit éduquer, qui dit accompagner dit forcément disposer d’une morale, d’une éthique et d’une vision au niveau de ce que vous êtes en droit d’attendre de la part d’un intermédiaire chargé de vendre votre business.

Voici quelques éléments à observer et analyser au moment de choisir le courtier qui vous accompagnera dans la vente de votre site internet.

Sa capacité à vous dire … la vérité !

Partons tout de suite d’un principe universel : AUCUN business / site internet n’est PARFAIT.

Et être imparfait ne signifie pas que l’on diminue ses chances de vendre au meilleur prix.

Au contraire.

Ce n’est en général pas l’imperfection qui tire un prix vers le bas, mais plutôt l’incapacité (ou l’absence de volonté, voir mon point là dessus un peu plus bas) d’un acteur de la vente de reconnaître, identifier et exprimer celles-ci dès le début.

Si votre courtier n’a que des compliments à faire à propos de votre business, mon conseil serait de … ne pas prendre cela pour acquis et de directement considérer une alternative.

Si un broker ne voit pas les défauts de votre business, ou qu’il ne les exprime pas dès le début, il ne pourra pas par la suite défendre et vendre au mieux votre business face à des acheteurs qui eux ne manqueront pas de pointer du doigt toutes les faiblesses qu’ils parviendront à identifier pour tenter de faire baisser le prix de vente initial.

Un bon broker ne sera donc pas forcément tendre avec vous. Mais ce n’est pas son rôle.

Son rôle est d’auditer de manière poussée votre business pour le valoriser à sa juste valeur et être capable de communiquer avec éloquence aussi bien sur ses atouts que ses faiblesses, transformables parfois en opportunités, auprès de ses acheteurs.

La grenouille et le boeuf ne jouent pas dans la même cours.

Vous connaissez forcément cette fable de Jean de La Fontaine ! Dans cette fable datée de 1668 (!!), une grenouille rencontre un boeuf et décide, par envie (et orgueil), de gonfler, gonfler, gonfler pour obtenir sa taille.

La fin n’est bien évidemment pas heureuse pour la Grenouille, qui, comme l’écrit Jean de La Fontaine « S’enfla si bien qu’elle creva.« 

Personne ne crèvera durant la vente de votre site, mais privilégiez un un courtier qui est dispose de la bonne « taille » pour vous accompagner.

Un courtier trop petit aura du mal à vous accompagner sur la vente d’un site internet valorisé à plusieurs centaines de milliers d’euros, ou plusieurs millions !

De la même manière, n’optez pas pour un courtier spécialisé en fusacq pour vendre un site valorisé à quelques milliers ou dizaines de milliers d’euros !

Faites vos recherches et n’hésitez pas à demander à votre courtier de vous parler de ses précédentes ventes afin de déterminer son « champs d’action » optimal.

Sur DotMarket.eu par exemple, nous sommes aujourd’hui spécialisés sur la vente de sites allant de 5 000 à 500 000 euros. Nous ne pouvons à ce jour pas nous « mouiller » sur des transactions dépassant le demi-million ou approchant des 7 chiffres et ne cherchons donc pas de sites de ce type.

Cela viendra peut-être avec le temps et l’expérience, mais … nous éviterons de faire comme la grenouille et allons prendre notre temps pour ne pas exploser en vol 😉 !

Attention aux frais « hors performance ».

Le métier de courtier est un métier de performance avant tout.

Le succès d’un broker ne se mesure que par sa capacité à obtenir ce pourquoi il a été sollicité : une vente ! Et il doit donc être rémunéré sur ce point précis, quasiment systématiquement sur la base d’un pourcentage du prix de vente final déterminé dès le début de la collaboration

C’est cette « récompense » finale qui sert de carotte au courtier et qui nourrit sa motivation à atteindre ses objectifs ! Et il faut jouer avec cela en tant que vendeur.

Si certains courtiers ont tendance à facturer des frais fixes initiaux pertinents (pour mener un audit par exemple), ces frais sont en général déductibles de la commission finale perçue par celui-ci.

Méfiez-vous d’un courtier semblant miser plus sur des frais fixes tout au long de votre collaboration que sur la commission finale…

La nature de sa motivation ne sera forcément pas la même, et sa capacité à vous accompagner dans la réussite de VOTRE objectif, la vente au MEILLEUR prix de votre business, méritera d’être questionnée…

Un courtier honnête et confiant en sa capacité à vendre VOTRE business misera sur la commission finale et ne cherchera pas à grapiller des miettes en chemin, il sera 100% focalisé sur l’atteinte de l’objectif et de la récompense finale !

Plus de transparence pour plus de confiance !

Non, ceci n’est pas une redondance avec le premier point, et la capacité d’un courtier à vous informer sur les faiblesses potentielles de votre business.

La transparence évoquée ici concerne la volonté, déjà observée, de certains brokers d’accepter ou de vous suggérer de « cacher » certaines informations pouvant contribuer à la dévalorisation de votre site internet.

C’est vrai qu’il n’est jamais agréable de se voir pointer du doigt une faiblesse sur son business, et de s’entendre dire que cela va ou pourrait impacter le prix de vente à la baisse.

Mais c’est le rôle du courtier ! Tout le travail de transparence qu’il effectue avec VOUS en tant que vendeur, est attendu également de la part des acheteurs qui s’intéresseront à votre business.

Des acheteurs qui tôt ou tard finiront par détecter les éventuels soucis d’un business et ne se feront pas prier pour vous les remonter.

  • Soit pour faire baisser le prix de ceux-ci si détectés avant la vente.
  • Soit pour faire valoir leurs droits si ceux-ci sont découverts post-paiement.

Dans le premier cas, c’est tout votre processus de vente qui risque d’être impacté, avec un retrait possible des acheteurs, une perte de temps et potentiellement de réputation pour votre business sur le marché suite à cette tentative de « maquillage » qui ne sera forcément pas bien perçue !

Un enchaînement d’éléments pouvant impacter la vente future du business, même après avoir quitté le courtier initial…

Dans le second cas, c’est un cran au-dessus en termes de conséquences, puisque si le contrat de cession a été correctement rédigé, il implique certainement la capacité pour les acheteurs de se retourner contre vous, le vendeur, en cas de détection de vices cachés.

Faits pouvant entraîner à minima l’annulation de la vente et le remboursement des sommes perçues, et dans le cas d’un site plus important, des demandes de dédommagements…

Et votre courtier dans tout ça ?

Et bien … il ne sera pas tenu responsable puisqu’en général, un courtier a une obligation de moyens et non pas de résultat !

Si ses conditions générales de ventes ont été correctement pensées, il ne pourra être tenu responsable de tout souci survenant après la vente dès le moment où il peut fournir les preuves qu’il a tout mis en oeuvre pour faire son travail d’audit et, dans certains cas, de due dilligence…

Ce sera à vous de démontrer que le courtier a « volontairement » éludé des éléments ainsi que votre ignorance de ce choix.

Autant dire que vous avez intérêt à être bien armé et de disposer d’archives démontrant que vous aviez été transparent, et que toute décision de maquillage ne vous impliquait absolument pas…

Si vous faites face à un courtier vous suggérant ou décidant de ne pas communiquer certaines faiblesses de votre business, fuyez donc immédiatement, vous vous épargnerez bien des soucis !

Sais-tu combien pourrait valoir ton site à la vente ?