🤷‍♂️ Faut-il lancer tes sites en Français …. ou en Anglais ?

C’est la question reçue il y a quelques temps sur notre Newsletter de la part de Charlélie.

Voici la question exacte : 

Au sujet du marché anglophone vs francophone des sites de niches. Il y a beaucoup plus d’opportunités (mais plus de concurrences aussi) sur le marché anglophone, ne serait-ce qu’au niveau des volumes de recherche des mots-clés. Les requêtes en français me semblent plus limitées et les volumes sont moindres, et en même temps la concurrence est rude et beaucoup de niches sont saturées. En fin de compte, est-ce que tu penses qu’il vaut mieux lancer un site en anglais ? 

Charlélie

Analyse détaillée et comparatif des volumes, des modes de monétisation, de la concurrence et des prix à la revente d’un site anglais VS français !

La question du volume

C’est certain, à part sur des requêtes très “françaises” (comprends liée à la culture FR et donc en quelque sorte endémiques à la France, la majorité des requêtes commerciales bénéficieront d’un volume de recherches plus élevé dans une langue (et un pays, puisque les sites fonctionnent principalement par pays) avec plus d’habitants.

Entre un site sur l’univers canin en .fr dédié à la France et une version en .com dédiée au marché Américain par exemple, les volumes de recherche sont clairement en faveur des US, avec des différences absolument énormes !

+1 pour l’anglophone donc !

La question des modes de monétisation

Autre point clairement en faveur de l’anglophone : le choix des options de monétisation ET les offres disponibles. Car même si aux US Amazon a amplement baissé ses commissions et que cela a beaucoup fait parlé en France, le marché Américain (pour ne citer que lui) reste un marché disposant d’options de monétisation bien plus nombreuses et avancées que le marché Français.

Plus d’annonceurs, plus de programmes affiliés, de meilleures rémunérations proposées (dont bien bien plus de programmes proposant du revenue share), une compréhension accrue de l’importance des affiliés (bien mieux traités que par certaines plateformes FR…).

Là aussi, le marché anglophone mérite son +1 !

La question de la concurrence

Il faut forcément en parler. Comme sur tous les marchés, il y a des façons de pointer le bout de son nez sur des niches. Les “failles” sur le marché Anglophone sont les mêmes qu’en France. Il existe et il existera toujours des niches et des mots clés à faible concurrence sur lesquelles tu pourras, si tu les identifies, te faire une place au soleil. Et grâce aux volumes plus élevés, il est fort possible qu’une fois positionné, ton site rapporte plus qu’un site Français sur la même thématique.

Reste que le fait de créer des sites internet (et autres) aux US (et sur le marché Anglophone de manière général) est là bas un vrai sujet. En France, nous sommes clairement en retard là dessus. Les “pro” de l’édition de sites sont peu nombreux proportionnellement alors qu’ils pullulent (grâce à la diversité et le volume des formations et contenus de super qualité disponibles, mais aussi simplement par l’état d’esprit plus entrepreneurial sur place) aux US.

Niveau concurrence, même s’il y aura toujours des façons d’y arriver, il y a à coup sûr un gap entre FR et US. Il est à mon sens plus “simple” de bien ranker un site en France sur des thématiques “connues”.

+1 pour la France donc !

La question de la création de contenu

Un sujet, mais pas tant que cela… Créer du contenu de qualité en FR coûte aujourd’hui plus cher (sur mes tests personnels) que créer du contenu de qualité en Anglais. Il est donc simple et pas si cher de sous-traiter la création de ce contenu.

Reste la question de la maitrise de la langue. Il est certain que sans parler un minimum Anglais, créer du contenu et développer au mieux un site sera un challenge. Pour mieux interlinker les pages, pour optimiser les appels à l’action, pour rendre la lecture plus fluide avec des ajouts idiomatiques, etc….

C’est vrai dans toutes les langues. Cela n’empêche pas de lancer et de faire un travail raisonnablement bon, mais quand il s’agit d’optimiser, de peaufiner le contenu, les appels à l’action, etc…. Travailler avec une personne vraiment à l’aise avec la langue en question est indispensable si tu ne parles pas parfaitement Anglais.

Ce sera donc forcément un frein, pas critique, mais un petit frein quand même à l’optimisation maximale d’un site.

La question de la création de liens

Là dessus, il y a 2 approches. En France comme pour le marché Anglophone il est très facile d’acheter des liens. Ou d’en obtenir en utilisant des approches d’outreach variées. Les meilleurs contenus d’obtention de lien sont d’ailleurs anglophones.

La “compréhension” du rôle des liens est bien plus avancée aux US qu’en France sur les audiences journalistes ou éditeurs de sites. Il est donc à la fois “plus simple” aux US de négocier un lien, mais aussi plus “complique” de le négocier sans une VRAIE forte valeur ajoutée en contrepartie.

Les journalistes US par exemple sont très réticents à l’inclusion de lien car ils savent le rôle de ces liens, alors qu’en France les journalistes sont encore totalement perdus sur l’importance et le rôle du SEO…..

Egalité donc sur ce point. Mais à garder en tête, la concurrence étant plus élevée, et la chasse aux liens étant un vrai sport aux US, il faudra être plus agressif dans la stratégie de création de lien sur un site Anglais qu’un site FR.

La question de la revente !

Là dessus, +1 évident à l’Anglais.

Les multiples appliqués lors de la revente de site sont vraiment, VRAIMENT plus intéressant sur le marché Anglophone. Alors que nous sommes entre x18 du profit net mensuel et x30 (pour de vrais gros sites) en France, avec une moyenne sur DotMarket à x22-24, aux US, le x24 est un minimum, et je vois de plus en plus passer des ventes dépassant les x40 ou x50…

Une bulle ? Sûrement en partie, mais qui reflète la maturité du marché, le recherche grandissante des acheteurs et acheteuses, et le niveau de concurrence, et donc d’intérêt pour des business déjà établis au lieu de les monter de zéro pour des investisseur.e.s sur place.

Alors FR ou Anglais pour ton prochain site ?

Je ne vais pas répondre pour toi, mais j’espère que cette analyse te permettra d’identifier les opportunités et les freins possibles. Pour ma part, je me suis toujours focalisé sur le marché Français, et n’est que récemment décidé d’attaquer le marché Anglophone sur 2 thématiques (canin et dating). Il est donc trop tôt pour te partager une analyse plus poussée et basée sur des chiffres.

Mon analyse et ma réponse dans cet épisode sont donc basées sur des observations et discussions avec des éditeurs sur les 2 marchés. Je sera ravi de partager plus sur ce sujet dans le futur, avec un peu plus de recul, et de données à fournir entre les 2 marchés sur les mêmes thématiques !

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Sais-tu combien pourrait valoir ton site à la vente ?