🤔 Acheter un site saisonnier : bonne idée ?

Janvier. Date de création de cet article à l’origine. LA saison de la minceur. LE mois où je vais réaliser mon plus gros chiffre d’affaire de l’année pour mes sites dans le domaine de la santé et de la perte de poids.

Il y aura d’autres jolis mois au cours de l’année. L’arrivée des premiers rayons de soleil offrira un boost, la période pré-estivale également, puis celle de la rentrée. Mais entre ces mois excellents, passeront des mois très “décevants”….

Les joies d’un site saisonnier.

Alors, est-il stratégique d’acheter un site avec une forte saisonnalité ? Si oui, comment payer le “juste” prix pour ce type de site ? Eléments de réponse dans l’analyse du jour.

Saison VS Tendance : attention à la différence

Un site saisonnier n’est pas un site basé sur une tendance. C’est une première distinction importante à faire. Certaines tendances peuvent être saisonnières c’est vrai, mais les sites saisonniers dont je parle sont “evergreen” dans leur répétition “garantie” au fil du temps.

Chaque année (ou période), tu peux ainsi t’attendre à la même courbe de performance.

Parmi ces thématiques saisonnières, on peut citer la minceur, Noël (ou toute autre fête religieuse ou événement clé dans l’année), les accessoires de plage ou ceux d’hiver, mais aussi les élections par exemple (dont la saisonnalité s’étale sur plusieurs années !) ou certains films et acteurs / actrices.

Pour mieux comprendre la différence entre Saison et Tendance, voici quelques exemples :

  • Minceur : Saisonnier bien sûr.
  • Fifa 2021 : Tendance. Mais un site sur les JEUX Fifa serait saisonnier avec un rebond à chaque nouvelle sortie ;-).
  • Ski : Saisonnier.
  • Accessoire de Ski X de marque Y sorti en 2020 : Tendance. Il sera remplacé par un autre modèle sous peu de temps.
  • Fidget Spinners : comment ne pas s’en souvenir… TENDANCE !
  • Avengers : Saisonnier tant que ça dure… 😉
  • Le Covid : Tendance. Et on espère que ça ne devienne pas saisonnier….

Les avantages et limites d’un site de ce type…

Ils sont presque aussi nombreux d’un côté que de l’autres…

Voici quelques avantages clés d’un site saisonnier :

  • Ils sont souvent plus “simples” à bâtir, et plus faciles à positionner en tête des SERP comparé à des niches “disponibles et rentables” toute l’année.
  • Sur une saisonnalité marquée, un site bien positionné peut littéralement EXPLOSER ses performances (demandez aux éditeurs de sites de clim pendant les canicules de ces dernières années, ou à ceux qui ont / avaient un site de vente de pelles à neige en Alsace en 2020 !!!).
  • Les sites saisonniers demandent moins d’effort de travail puisque leur visibilité est limitée dans le temps. En tant qu’éditeur, c’est donc “facile” de s’organiser pour tout miser sur quelques périodes clés.
  • Il est plus facile pour certains éditeurs de multiplier les “petits” sites saisonniers que de gérer et maintenir un “gros” site d’autorité.

Mais forcément, ce type de site a son lot d’inconvénients !

  • La période durant laquelle le site génère des revenus est très limitée et il faut donc que le site génère BEAUCOUP de revenus sur cette période pour permettre d’en vivre (si c’est ton seul site).
  • Les niches saisonnières ont tendance à être spammées par des éditeurs bien conscient de l’opportunité et prêts à tout pour être “là” au bon moment.
  • Créer et positionner un site prend du temps. Pour être prêt pour l’été 2021, tu es déjà possiblement en retard !! Il faut anticiper de longs mois voire 1 an à l’avance pour optimiser les chances d’être “là” lorsque la saison arrive.
  • Avant chaque période il convient de rafraîchir le contenu de la saison précédente pour être à jour et bénéficier de toutes les chances de rester une “référence” sur le domaine. Un site saisonnier non mis à jour peut très vite passer à la trappe dans les SERP car dépassé !

Tu l’auras compris, les avantages résident surtout sur la relative “simplicité” de création et de gestion, tandis que les inconvénients sont logiquement liés à la nécessité d’être là au bon moment ET à la durée limitée pour générer des revenus sur ce type de site.

Comment réduire la saisonnalité d’un site ? Ou d’un portfolio….

Limiter l’impact de la saisonnalité sur un site est possible dans certaines niches, mais clairement pas toutes.

Il y a quelques années, j’éditais un site dans la thématique du Chauffage. Le trafic et les revenus étaient, en toute logique, concentrés sur la période hivernale. Plus précisément même, sur la période pré-hivernale, où les clients s’équipaient pour passer l’hiver au chaud.

Avec des petits “pics” en cas de gros coup de froid, permettant d’écouler des chauffages d’appoint notamment.

Malgré son EMD très “chauffage”, pour réduire sa saisonnalité et le rendre plus “rentable” à l’année, mon associé et moi avions décidé d’ajouter du contenu sur les climatiseurs afin de répondre à la même “attente” mais sur la période estivale.

La 1ere année, nous sommes arrivés trop tard et le contenu n’a pas eu le temps de ranker avant les fortes chaleurs…. La 2ne année par contre, le site était présent, et il a ainsi connu un pic de visites et de revenus supplémentaire. Le rendement initial a donc logiquement été impacté….

Ce n’est évidemment pas forcément aussi évident et simple sur toutes les thématiques, mais un excellent moyen de limiter l’impact d’une saison ET de booster les revenus ainsi que la valeur d’un site saisonnier est donc d’identifier des produits et services susceptibles d’être recherchés “entre les saisons”.

Une autre approche, plus applicable globalement, consiste à investir dans des sites couvrant plusieurs saisons et permettant d’avoir un chevauchement de performances tout au long de l’année.

C’est ce qu’on appelle diversifier son portefeuille de sites, pour disposer à tout moment d’un ou plusieurs sites “à son pic”.

Site saisonnier : attention à payer le JUSTE prix !

L’un des pièges les plus observés sur l’achat / vente de sites saisonniers (et même tendances…) est le calcul de la valorisation de ceux-ci par un vendeur se basant principalement sur la période “forte” et omettant d’intégrer dans son calcul les périodes faibles (une petite « arnaque » parmi d’autres possibles..).

Si un site “classique” peut sans souci être valoriser sur un multiple du profit net moyen des 4 à 6 derniers mois, notamment si celui-ci a connu une jolie croissance, il est en revanche impossible d’en faire de même sur un site saisonnier où l’intégration de 12 mois de données (ou plus si la saison est plus étalée) est nécessaire pour obtenir un aperçu de toutes les “phases” du business.

Dans le cas où d’un site lancé juste avant la “bonne saison” et mis en vente juste après, il serait par conséquent impossible d’avoir un aperçu des revenus générés lors des mois faibles.

Si ce cas se présente, mon approche consiste à 1) passer simplement mon tour…. ou 2) rechercher des sites similaires pour étudier les variations et faire des projections (approximatives forcément) de ce que pourraient donner les périodes basses sur la base de la performance sur la période haute, puis de proposer un prix basé sur le multiplicateur d’un revenu moyen estimé à la baisse au vendeur.

Si cette approche ne plait pas au vendeur, retour à l’option 1. Je passe mon tour et n’achète JAMAIS un site dont le prix serait calculé uniquement sur ses meilleurs mois…

Ressources complémentaires :

Leave a Comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Sais-tu combien pourrait valoir ton site à la vente ?